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  • Courrier des lecteurs

Lettres à la rédaction

23.01.2020

La Suisse en carton

Dans son dernier numéro, la «Revue Suisse» a parlé de l’histoire centenaire du modélisme en Suisse. Nous tenons à remercier ici les nombreux lecteurs et lectrices qui ont participé à notre tirage au sort pour gagner 20 modèles réduits! Les gagnants ont été informés et les modèles réduits envoyés. Nous vous souhaitons beaucoup de plaisir lors de la construction de cette «Suisse en carton».

Marc Lettau, rédacteur en chef, et Sandra Krebs, assistante de rédaction

 

Quand la Suisse internait les pauvres et les marginaux

Tous les Suisses connaissent l’expression «internement administratif». Mais ceux n’ayant pas été directement concernés ne pouvaient pas imaginer ce que cela représentait. Le rapport de la Commission indépendante d’experts révèle enfin toute l’ampleur de cette pratique inhumaine, et j’ai froid dans le dos en lisant ces lignes. Et le fait que les lois n’ont été amendées qu’en 1981, probablement plutôt sous la pression extérieure (incompatibilité avec la Convention européenne des droits de l’homme), montre combien encore dans les années 1980, on avait peu conscience de leur injustice. Il a fallu nombre de personnes courageuses pour mettre fin à ce système et il en faut encore, des décennies plus tard, pour l’arracher à l’oubli. Je suis très impressionné par ces personnes-là.

Oskar Schmid, Ottobrunn, Allemagne

Merci pour ces révélations sur l’histoire honteuse de mon pays. Rétrospectivement, j’éprouve une profonde révulsion, mais aussi de la reconnaissance envers ce courage de nous faire voir ce chapitre peu glorieux de notre histoire. Tout en restant tout de même attaché au pays qui m’a construit!

Laurent Bürki, Guidel, France

Surprise et choquée de découvrir cela, je n’ai pu lever les yeux de votre article. Et tout cela s’est produit sous mon nez pendant les 25 ans où j’ai vécu en Suisse! Nous n’en avons jamais parlé, le sujet n’a jamais été évoqué. Qui savait? Je ressens du dégoût et de la honte.

Isabel Fuchs, Connecticut, États-Unis

La lecture de cet article m’a fait froid dans le dos. Je félicite votre revue pour sa parution. Ma vision idyllique de la Suisse s’est pourtant quelque peu écornée, moi qui était si fière de ma naturalisation...

Isabelle Lescure-Bellan, Lisbonne, Portugal

Il y a encore lieu d’être fièr d’un pays qui accepte volontairement de se pencher sur les pans peu glorieux de son passé et de les accepter.

David Gani, Londres, GB

Lorsque j’ai découvert la date de 1981, j’ai été profondément choqué. Je pensais que cet épisode avait pris fin après la Seconde Guerre mondiale, et qu’il n’avait pas perduré aussi longtemps. Les responsables pensaient sûrement faire quelque chose de bien pour ces gens «mis à l’écart» et les familles séparées. Mais cela n’est pas une excuse.

Ernst Rütimann, Trang, Thaïlande

Élections 2019: la nouvelle politique dans toutes les nuances de vert

Certaines de mes connaissances vivant en Allemagne jalousent quelque peu le système politique suisse, avec raison je pense. Attendons de voir ce que la «nouvelle» politique fera. Je suis très optimiste: les femmes et les jeunes apportent autre chose qu’une assemblée d’hommes âgés bien installés sur leur petit siège. Et la proportion de femmes élues: quelle joie! Difficile de croire que la Suisse, qui fut l’un des derniers pays européens à introduire le droit de vote des femmes, fasse aujourd’hui presque figure de pionnière. Continue comme ça, Helvetia!

Andrea Fröhlich, Benningen près de Stuttgart, Allemagne

Je suis heureux de la nouvelle tendance en matière de vote et surtout du renforcement de l’option verte. Espérons que le vote électronique sera adopté. J’ai l’impression que penser et agir globalement sans négliger la dimension «nationale» peut rendre la politique étrangère suisse plus efficace et plus cohérente face aux nouveaux défis.

Miguel Márquez Díaz, Osorno, Chile

J’ai reçu mon matériel de vote trop tard: près de trois semaines après le délai. J’espère que le vote électronique sera introduit. Nous sommes au XXIe siècle! Félicitations aux femmes et aux jeunes qui représentent ce que la Suisse a de meilleur.

Christiane Johnson, Redding, California

Pourquoi l’auteur de l’article ne parle-t-il pas du faible taux de participation au scrutin, qui n’excède pas 45,1 %? La majorité n’a donc pas voté: cela relativise les résultats. Et donne aussi l’impression qu’outre le désintérêt, l’impuissance politique ou l’abstention, c’est peut-être aussi la crédibilité de nombreux hommes, femmes et partis politiques qui est remise en question. C’est dommage et dangereux, car on ne doit pas laisser la démocratie aux mains de mouvements totalitaires quelle que soit leur couleur politique, simplement parce qu’ils parlent plus fort que les autres. Une bonne politique a toujours besoin de consensus, et non de confrontation. C’est moins spectaculaire, certes, mais beaucoup plus efficace pour le bien de tous.

Eric Weber, Thaïlande

Le premier parc aux étoiles de Suisse

C’est très vrai: nous aussi, les humains, avons besoin d’une nuit bien noire pour bénéficier d’un sommeil vraiment réparateur. Pouvoir observer un ciel bien étoilé est un nouveau DROIT que l’être humain doit réclamer. De la même façon que celui d’écouter le chant des oiseaux ou le coassement des grenouilles. Cela fait partie des émotions naturelles, de ces émotions d’enfants qui ont été remplacées par les émotions du cinéma ou de la télé. Et la Nature, grande pourvoyeuse de spectacles magiques, reste désormais sans public.

Santiago de German Ribon, Bogota, Colombie

Bravo pour le courage et l’exemple. Si seulement toute la Suisse et le reste du monde pouvaient s’en inspirer!

Katharina Preis-Jost, Hausen ob Verena, Allemagne

Quand l’épargne ne rapporte plus rien

Pour nous tous, la situation s’est encore dégradée: les taxes des banques ont énormément augmenté pour les Suisses de l’étranger. Notre banque cantonale, par exemple, exige 120 francs par fichier client outre les taxes de gestion de compte, et ce uniquement parce que nous vivons en Allemagne. La facture totale s’élève pour nous à 360 francs par an… pour rien, en fait.

Giacomo a Marca, Allemagne

Les taux d’intérêts négatifs sont un vrai problème. Pour l’heure, en Australie, les intérêts sont plus bas que jamais, mais pas encore négatifs. S’ils le deviennent un jour, l’argent que vous tiendrez entre vos mains vaudra bien plus que celui que vous aurez en banque. Les gens se mettront à chercher des alternatives. Ce qui est problématique, c’est quand le gouvernement menace d’emprisonnement et de lourdes amendes quiconque garde de l’argent chez lui. Les transactions en espèces de plus de 10 000 AUD entraînent aussi des amendes et des peines de prison potentielles. Je me demande comment les banques ont pu prendre autant de pouvoir. Les intérêts négatifs ne profitent qu’à très peu de personnes. À mon avis, ce n’est pas une bonne solution.

Danny Zemp, Australia

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Commentaires :

  • user
    Ronny Marmorstein, Deutschland 04.03.2020 à 22:02
    Zu Ihrem Artikel wegen dem Denkmal meine ich, dass die Banken, die von den Vermögen von Juden profitierten, etwas wiedergutmachen könnten, indem sie wenigstens mit einem Teil des Geldes dieses Denkmal errichten müssten.
    Weiterhin wollte ich Ihnen berichten, dass ich während des Krieges in Luzern unweit des Pilatusplatzes wohnte. Im benachbarten Haus war ein Teehaus, an dem ich jeden Tag vorbei ging auf meinem Schulweg. Ein junger Mann, der im Teehaus arbeitet, spielte mit uns oft Fussball und war besonders nett zu mir. Nach dem Krieg fand man heraus, dass da eine unterirdische Telephonzentrale war. Da wurden alle Luzerner Juden gelistet und festgehalten wer sie im Kriegsfall töten sollte. Das Unglaubliche: Der junge Fussballspieler wäre wohl mein Mörder gewesen.
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  • user
    Sylvia Schilbach, Bad Endorf, Deutschland 20.02.2020 à 17:06
    Ich bin sehr angetan von Ihrem Verständnis, was Journalismus für die Demokratie bedeutet: Geschehenes staatliches Unrecht muss aufgedeckt werden. Und auch über die nicht einfach zu beantwortenden Probleme wie die Repatriierung nicht genehmer Schweizerinnen mit ihren Kindern muss berichtet werden. Danke für Ihr Bemühen, die Schweiz vielfältig darzustellen.
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    Susanna Gantner, Röthenbach, Allgäu 04.02.2020 à 19:21
    Mich irritiert die detaillierte Auflistung der Wahlergebnisse der Auslandschweizer in Ihrer Januarausgabe. Wie sieht man einem Wahlzettel an, ob er aus dem Ausland kommt? Kommen die unseren nicht in die Urne zu denjenigen der in der Schweiz Lebenden? Werden sie separat erfasst? Was wird mit ihnen noch separat gemacht? Wie ist die Gleichbehandlung gewährleistet?
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      Marc Lettau, Redaktion «Schweizer Revue» 14.02.2020 à 11:17
      Eine generelle Aussage zum Stimmverhalten der Fünften Schweiz ist nur für einzelne Kantonen möglich. Aber auch in diesen Kantonen ist das Stimmgeheimnis gewährt: Stimm- und Wahlausweise und die eigentlichen Stimm- und Wahlzettel werden getrennt kontrolliert und getrennt verarbeitet. Es sind so für die Stimmenzähler keine Rückschlüsse möglich, wer wie wählte oder stimmte. Das gleiche Prozedere wird bei Wählenden im Inland angewandt. Somit gibt es keine Ungleichbehandlung. Das Vorgehen einiger Kantone, die Auslandstimmen separat auszuweisen, ist punkto Sicherheit unbedenklich. Für die Fünfte Schweiz ist diese Transparenz aber von Interesse. Generell ist anzufügen, dass bei Abstimmungen in der Schweiz das Ergebnis bis hin auf Gemeindeebene detailliert angegeben wird, selbst in Gemeinden, in denen nur eine handvoll Personen abstimmen. Die derart detaillierte Publikation der abgegebenen Stimmen ist durchaus vertrauensförderlich, weil so unplausible Teilresultate rasch erkannt werden können.
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    Eva Oeser, geb.Buchmann, Berlin, Deutschland 03.02.2020 à 22:08
    Zu Arme und Unangepasste weggespert.
    Ich habe in den letzten zwei Ausgaben die Beiträge gelesen.
    Nun kann ich meine Mutter besser verstehen. Sie war mit vier Kinder nach Scheidung alleine und die Fürsorge wollte immer wieder uns ihr wegnehmen. Sie hat sehr um ihre Kinder gekämpft und ist sehr streng zu uns, aber gab uns auch viel Liebe. Nach diesem Bericht verstehe ich vieles besser. Danke, liebe Mutti.
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