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Grand sondage électoral: sept partis sous la loupe

18.09.2019 – Theodora Peter

Des réponses claires et concises à des questions parfois complexes: voici ce que la «Revue Suisse» a demandé aux sept principaux partis politiques du pays. Leurs prises de position doivent servir de boussole à tous ceux qui souhaitent participer aux élections fédérales du 20 octobre.

Court portrait des sept principaux partis politiques suisses

PBD

Le Parti bourgeois-démocratique suisse (PBD); parti de centre-droit fondé en 2008 par scission avec l’UDC. Force du parti en 2015: 4,1 %. Poids politique actuel: 7 sièges au Conseil national, 1 siège au Conseil des États. www.bdp.info

PDC

Le Parti démocrate-chrétien suisse (PDC); un parti du centre avec des racines conservatrices-catholiques. Force du parti en 2015: 11,6 %. Poids politique actuel: 26 sièges au Conseil national, 14 sièges au Conseil des États, 1 siège au Conseil fédéral. www.cvp.ch

PLR

Ancien Parti radical-démocratique; depuis la fusion (2009) avec le Parti libéral sous le nom de «PLR. Les Libéraux-Radicaux». Force du parti en 2015: 16,4 %. Poids politique actuel: 33 sièges au Conseil national, 12 sièges au Conseil des États, 2 sièges au Conseil fédéral. www.fdp.ch

Les Vert’libéraux

Le Parti vert’libéral suisse (PVL), en tant que parti du centre 2007, est issu d’une scission de la droite des Verts. Force du parti en 2015: 4,6 %. Poids politique actuel: 8 sièges au Conseil national. www.vertliberaux.ch

Les Verts

Parti de gauche ayant ses racines dans le mouvement antinucléaire et des groupes de la société civile. Force du parti en 2015: 7,1 %. Poids politique actuel: 11 sièges au Conseil national, 1 siège au Conseil des États. www.verts.ch

UDC

Union Démocratique du Centre, parti de droite conservateur et nationaliste, il est le parti le plus fort du pays depuis 2003. Force du parti en 2015: 29,4 %. Poids politique actuel: 64 sièges au Conseil national, 5 sièges au Conseil des États, 2 sièges au Conseil fédéral. www.udc.ch

PS

Le Parti socialiste suisse, seul parti de gauche au gouvernement, issu du mouvement ouvrier. Force du parti en 2015: 18,8 %. Poids politique actuel: 42 sièges au Conseil national, 12 sièges au Conseil des États, 2 sièges au Conseil fédéral. www.sp-ps.ch

 

L’évolution démographique a des conséquences sur le financement des institutions sociales. Est-ce que l’âge de retraite, qui est actuellement de 64 ans pour les femmes et de 65 ans pour les hommes, doit être relevé?

PBD

OUI
Un départ à la retraite à 65 ans pour les hommes et les femmes est inévitable pour assurer la sécurité financière de l’AVS.

PDC

OUI
Avec l’ajustement progressif, le système peut être financé durablement, mais les femmes ne devraient pas en supporter les coûts. Des lacunes de cotisations liées à la maternité doivent être compensées.

PLR

OUI
Dans un premier temps, l’âge de la retraite doit être réajusté à 65/65. À long terme, nous devons discuter de mesures concrètes en raison de l’évolution démographique.

Les Vert’libéraux

OUI
Une augmentation et une flexibilisation de l’âge de la retraite est obligatoire en raison de l’évolution démographique.

Les Verts

NON
Les femmes d’aujourd’hui ont un écart de retraite important en raison des salaires plus bas et du travail domestique non rémunéré. Tant que cet aspect n’est pas réglé, il est injuste d’augmenter l’âge de retraite.

UDC

OUI
Un départ à la retraite à 65 ans pour les femmes et les hommes est inévitable pour assurer la sécurité financière de l’AVS.

PS

NON
La situation des travailleurs plus âgés sur le marché du travail est dramatique, avec une augmentation du chômage de longue durée et du taux d’aide sociale. Les chômeurs âgés souffrent de discrimination.

Le 14 juin 2019, des centaines de milliers de femmes ont manifesté dans toute la Suisse pour l’égalité et contre la violence. Parmi les préoccupations exprimées, lesquelles devraient être prises en compte par le Parlement nouvellement élu?

PBD

  • Le même salaire pour le même travail: il ne devrait y avoir aucune différence entre les hommes et les femmes.

  • La compatibilité entre la famille et le travail doit absolument être améliorée.

  • Un congé de paternité est nécessaire de manière urgente. Du point de vue du PBD, un congé parental serait encore mieux.

PDC

  • Égalité salariale entre les hommes et les femmes. C’est impératif pour une société qui investit dans l’éducation pour tous et qui demande que les femmes travaillent et soient intégrées.

  • Le PDC demande également la promotion de modèles de travail flexibles: des postes à temps partiel et des heures de travail flexibles facilitent la réinsertion professionnelle.

  • En finir avec la discrimination des femmes dans les institutions sociales. Le travail de care et les emplois mal rémunérés entraînent une discrimination à l’âge de la retraite: des mesures compensatoires sociales urgentes.

  • Une meilleure protection des femmes contre les abus et la violence.

PLR

  • De nombreuses femmes doivent encore aujourd’hui choisir entre effectuer une carrière ou avoir des enfants ou ne peuvent pas travailler autant qu’elles le souhaiteraient. Des déductions fiscales couvrant les coûts de la garde d’enfants sont donc nécessaires pour accroître les incitations au travail.

  • Des horaires de travail plus flexibles pour le télétravail sont également nécessaires car la législation du travail rigide date de l’ère industrielle.

  • En ce qui concerne les impôts, le PLR demande que la forte progression de couples à double revenu soit remplacée par l’imposition individuelle.

Les Vert’libéraux

  • L’égalité des sexes et l’égalité de tous les modèles familiaux et styles de vie est une évidence pour les Vert’libéraux.

  • Il s’agit notamment de garantir une égalité salariale pour le même travail et un traitement égal dans la législation fiscale et la sécurité sociale.

  • L’introduction de l’imposition individuelle et la suppression d’une déduction coordonnée au niveau de la caisse de pension sont particulièrement importantes.

Les Verts

Les Verts s’engagent en faveur d’une société libérale qui permet aux femmes et aux hommes de vivre à égalité dans l’indépendance matérielle et dans des rôles librement choisis. Pour cela il faudrait:

  • la mise en place de l’égalité salariale

  • la protection sociale du travail de care

  • un congé parental selon le modèle européen

  • une meilleure protection contre la violence domestique

  • la lutte contre la double discrimination des migrantes

UDC

  • La violence contre les femmes a un nom: la non-intégration. L’immigration devrait donc être limitée.

  • Les migrants qui se trouvent déjà en Suisse doivent être clairement tenus de respecter les règles et valeurs locales.

PS

Le PS exige une politique offensive d’égalité des sexes:

  • un congé parental de 38 semaines au total, le droit au travail à temps partiel et une meilleure protection contre le licenciement pour les jeunes parents.

  • Places de garde d’enfants gratuites pour les familles aux revenus faibles et moyens

  • Avance sur contributions d’entretien pour tous

  • les temps de garde, les allocations pour charge d’assistance et le travail à temps partiel pour prendre soin des proches

  • Amendes élevées en cas de discrimination salariale

  • Points de contact externes et indemnisations élevées en cas de harcèlement sexuel sur le lieu de travail

Les dépenses de santé et les primes d’assurance-maladie augmentent tous les ans en Suisse. Quelles sont les trois mesures les plus importantes pour contrecarrer cette évolution?

PBD

  • Renforcer la responsabilité personnelle des patients, soit par le biais de modèles de soins intégrés, soit en augmentant la franchise et la quote-part.
  • Promotion du financement uniforme des traitements hospitaliers et ambulatoires. Le système actuel fait peser une charge trop lourde sur ceux qui payent des primes.
  • Utiliser la numérisation: les moyens de communication modernes devraient être utilisés plus souvent. Le dossier médical électronique se fait attendre.

PDC

  • Un frein aux coûts du système de santé publique, comme l’a demandé le PDC par le biais d’une initiative populaire: il garantit que les primes ne doivent pas augmenter plus que les salaires. Les traitements inutiles doivent être évités afin de réduire les coûts tout en maintenant la même qualité.
  • Éviter les surtraitements coûteux et nocifs pour la santé. Les tarifs désuets et excessivement élevés doivent être ajustés.
  • Promouvoir les interventions ambulatoires et réduire en même temps la capacité des hôpitaux.

PLR

  • La solution ne réside pas dans un seul remède miracle, mais tout le monde doit participer et de nombreuses mesures sont nécessaires. Par exemple, la qualité et les coûts des services aux patients doivent devenir comparables.
  • Des incitations négatives coûteuses, comme la course à l’équipement dans les hôpitaux cantonaux, doivent être éliminées.
  • Nous, les patients, devons également être conscients de l’augmentation des coûts de notre propre santé. Des idées telles que les comptes épargne soins avec l’exonération fiscale qu’ils offrent dans le cadre du 3e pilier ont un fort potentiel.

Les Vert’libéraux

  • Les Vert’libéraux veulent un système de santé qui assure des soins à l’ensemble de la population tout en encourageant la responsabilité personnelle et la prévention.
  • Nous défendons la liberté de choix et la concurrence. Les incitations négatives doivent être éliminées. Cela nécessite notamment un financement uniforme des services hospitaliers et ambulatoires. Des incitations salariales quantitatives pour les médecins hospitaliers devraient être supprimées.
  • Les droits des patients devraient être renforcés et les informations à leur sujet améliorées.

Les Verts

  • La priorité est donnée au renforcement des soins de base, de la prévention et de la coordination. Par exemple, avec une assurance-maladie publique.
  • Promotion et financement accrus des projets qui associent judicieusement conseil, prévention, traitement et soins.
  • Tant que les primes individuelles subsistent, une correction est nécessaire. Les Verts s’engagent pour des réductions des primes sociales et combattent les mesures d’économie correspondantes.

UDC

  • De manière générale, plus de responsabilité propre est nécessaire. Par exemple, une contribution symbolique des patients devrait être facturée en espèces pour chaque nouveau traitement en cabinet ou lors d’une visite à l’hôpital. Dans les services ambulatoires des hôpitaux, ce montant devrait être deux fois plus élevé que dans les cabinets médicaux indépendants.
  • Il ne devrait plus y avoir d’élargissement inconsidéré du catalogue des prestations obligatoires dans l’assurance-maladie de base, par exemple, dans la prise en charge des coûts des mesures de maintien de la fertilité chez les patients atteints d’un cancer.

PS

  • Gestion efficace des admissions dans le secteur ambulatoire: les cantons devraient pouvoir contrôler l’ouverture des cabinets médicaux en fonction de la demande.
  • Réduction des prix des médicaments par l’introduction d’un système de prix de référence et la création d’une transparence sur les coûts de recherche de l’industrie pharmaceutique et la formation des prix de vente à l’usine.
  • Introduction de modèles tarifaires qui promeuvent la coopération entre les prestataires de services et la coordination des soins (Revision Tarmed).

Les étrangers très intégrés n’ont pratiquement aucun droit de codécision en Suisse. Cela conduit également à critiquer le droit de vote en Suisses de l’étranger qui codécident sans avoir vécu en Suisse. Est-ce que les étrangères et étrangers qui vivent en Suisse depuis au moins dix ans devraient obtenir le droit de vote et d’éligibilité?

 

PBD

NON
Le droit de vote et d’éligibilité fait partie intégrante des droits des citoyens.

PDC

NON
Le droit de vote doit continuer à être lié aux droits des citoyens. Cela permet de garantir l’intégration sociale et politique nécessaire.

PLR

Ni OUI ni NON
Cette décision revient aux cantons ou communes.

Les Vert’libéraux

OUI
Au moins au niveau cantonal et communal, ces étrangères et étrangers devraient être autorisés à codécider.

Les Verts

OUI
Il est évident que l’on devrait pouvoir voter là où on vit. Les Verts ont déjà lancé de telles initiatives dans différents cantons.

UDC

NON
Les Suissesses et Suisses ont des droits et des devoirs. Le droit de vote est donc accordé après la nationalisation.

PS

OUI
Il est scandaleux et indigne d’une démocratie qu’en Suisse un quart de la population résidente n’ait pas de droits politiques.

 

Une initiative populaire présentée cet été veut restreindre les exportations de matériel de guerre. Est-ce que les exportations de matériel de guerre dans des pays en guerre ou dans des pays touchés par une guerre civile devraient être interdites?

PBD

OUI
Le PBD fait partie des initiateurs. Le Conseil fédéral ne devrait plus décider seul des exportations. Un dialogue et un soutien important sont nécessaires, également dans l’intérêt à long terme de l’industrie des armements.

PDC

NON
LE PDC défend l’industrie suisse des armements. Les réglementations actuelles en matière d’exportation sont suffisantes et restreignent fortement les exportations de matériel de guerre dans des pays en guerre ou dans des pays touchés par une guerre civile.

PLR

NON
Une interdiction générale serait de trop.

Les Vert’libéraux

OUI
Les Vert’libéraux sont membres du comité d’initiative.

Les Verts

OUI
Les Verts exigent une interdiction générale de toutes les exportations de matériel de guerre. La Suisse devrait mettre à profit son rôle particulier de pays neutre et de tradition humanitaire pour mener une politique de paix active.

UDC

NON
La défense nationale de la Suisse dépend d’une industrie des armements locale qui, à son tour, dépend des possibilités d’exportation. Elle suit déjà aujourd’hui des règlementations strictes.

PS

OUI
La Suisse a mieux à offrir que des armes aux régions ébranlées par la violence. Pour sa propre sécurité, elle dépend également de la résolution des conflits par la négociation.

La circulation aérienne impacte de manière très négative le climat. Est-ce que la Suisse devrait introduire une taxe sur le CO2 sur le prix des billets d’avion?

PBD

OUI
Notre planète doit être protégée. Les responsables des plus grandes émissions ne doivent pas échapper à leur responsabilité.

PDC

OUI
Voyager en avion est aujourd’hui peu coûteux. La circulation aérienne doit s’efforcer de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

PLR

OUI
Toutefois, le prélèvement doit être économiquement viable et être largement redistribué à la population. Le reste sera versé dans un fonds climatique pour l’innovation.

Les Vert’libéraux

OUI
Il y a longtemps que nous avons soumis une telle proposition au Conseil national.

Les Verts

OUI
La circulation aérienne doit également contribuer à la protection du climat. Tous les pays voisins de la Suisse ont déjà mis en place une telle taxe.

UDC

NON
Une taxe prélevée uniquement en Suisse n’a pas d’impact sur le climat. Malgré une «taxe sur les émissions», la circulation aérienne sera tout aussi intense. Il est inacceptable que seules les personnes riches puissent se permettre de voyager à l’avenir.

PS

OUI
La taxe d’incitation sur les billets d’avion doit varier en fonction de la distance du vol et de la classe de la cabine. La taxe sur le CO2 doit être entièrement remboursée à la population.

Quelles autres mesures individuelles concernant la politique environnementale devraient être prioritaires lors de la prochaine législature?

PBD

  • Un objectif national contraignant est nécessaire pour les émissions de CO2.

  • L’objectif ambitieux d’un réchauffement maximal de 1,5 degré doit être adopté.

  • Il est urgent de lancer une offensive en faveur de l’efficacité énergétique des bâtiments.

  • Une place financière durable est nécessaire.

  • La fin des combustibles et carburants fossiles doit être décidée et programmée.

PDC

  • Le PDC exige une loi efficace sur le CO2. Les objectifs ambitieux de l’accord de Paris pour la réduction du CO2 doivent être atteints en grande partie en Suisse. Nous encourageons ainsi l’innovation, investissons en Suisse et renforçons notre place économique.

  • La transformation du système énergétique doit être mise en œuvre de manière cohérente. Les énergies renouvelables nationales doivent pouvoir combler le vide créé par l’élimination de l’énergie nucléaire.

  • Le PDC appelle à l’expansion des technologies propres (cleantech). Nous nous engageons en faveur de l’économie circulaire et soutenons la production de produits régionaux et saisonniers. Il faut à nouveau et de plus en plus fabriquer les produits de manière à ce qu’ils puissent être recyclés.

PLR

  • Les mesures de politique climatique doivent être abordées lors de la prochaine législature sur la révision totale de la loi sur le CO2. De cette manière, nous nous assurons qu’un ensemble de solutions efficaces avec un soutien majoritaire puisse être mis en place afin de permettre à la Suisse d’atteindre ses objectifs climatiques d’ici 2030. Les projets isolés ne permettent pas d’atteindre les objectifs.

  • La priorité est accordée aux mesures dans les domaines des transports et du BTP. Ils sont les plus grands producteurs d’émissions de gaz à effet de serre. Ces deux domaines nécessitent des voies de réduction claires via des limites de CO2 et d’autres mesures.

  • Dans le cas de l’industrie, il est essentiel que le système d’accord sur les objectifs, qui fonctionne très bien, soit étendu.

Les Vert’libéraux

  • La Suisse doit se conformer à l’accord de Paris sur le climat. Pour cela, nous avons besoin d’un objectif ambitieux de réduction du CO2 au niveau national et d’une assurance qualité pour la compensation à l’étranger.

  • Il faut avant tout des mesures efficaces, non seulement pour les bâtiments, mais aussi pour le trafic routier et aérien. Ce renversement de tendance écologique est possible et constitue également une grande opportunité pour notre économie.

  • Le passage constant et rapide de la production au pilotage rend les subventions et de nombreuses réglementations superflues.

  • Un prix de l’énergie «pollueur-payeur» améliore la rentabilité des mesures d’efficacité énergétique et garantit la mise en œuvre de solutions de technologies propres disponibles depuis longtemps. Cela crée une énorme industrie d’exportation en Suisse.

Les Verts

  • Renforcement des mesures existantes telles que le programme de rénovation économe en énergie des bâtiments, la taxe sociale sur le CO2 appliquée aux carburants ou l’efficacité des nouvelles voitures.

  • De nouvelles mesures telles que l’inclusion de la place financière (retrait progressif des investissements dans des énergies fossiles), du secteur agricole et alimentaire (renforcement de l’agriculture biologique) et des émissions générées à l’étranger par les produits importés.

  • Des fonds suffisants, constitués selon le principe du «pollueur payeur», doivent être mis à disposition pour financer les mesures de protection du climat dans les pays pauvres du Sud.

UDC

  • La production alimentaire nationale, et donc les agriculteurs et leurs familles, doit être renforcée. La production et les achats locaux et saisonniers permettent d’économiser des ressources.

  • La suppression des embouteillages nuisibles à l’environnement et la recherche d’un trafic plus fluide dans les villes et les agglomérations contribueraient grandement à améliorer la qualité de l’air.

PS

  • Afin de ramener les émissions nettes de gaz à effet de serre à zéro d’ici 2050, des investissements massifs doivent être réalisés en Suisse pour accroître l’efficacité énergétique et produire des énergies renouvelables (tant avec des fonds privés que publics).

  • Pour la rénovation des bâtiments et l’installation de systèmes photovoltaïques, l’objectif est d’atteindre un niveau d’investissement total de 10 milliards de francs suisses sur la base de subventions publiques.

  • Les taxes incitatives sur les combustibles fossiles doivent être progressivement augmentées et étendues aux combustibles fossiles et au transport aérien.

  • Un système public d’«obligations climat» (Climate Bond) doit permettre de résoudre les blocages d’investissements existant chez les particuliers et les entreprises en accordant des prêts sans intérêts.

 

Pour les Suissesses et Suisses vivant dans les pays de l’UE, la relation entre la Suisse et l’UE est d’une importance capitale. Est-il plus important de limiter l’immigration que de maintenir les accords bilatéraux avec l’UE?

PBD

Le PBD est contre l’adhésion de la Suisse à l’UE. Mais cela ne change rien au fait que la Suisse a des liens économiques et sociaux étroits avec les pays de l’UE. La voie bilatérale empruntée est bonne pour la Suisse. Elle a été confirmée à plusieurs reprises par le peuple suisse. Certains des traités sont bons, d’autres sont critiqués, d’autres encore doivent être révisés. Toutefois, il serait extrêmement dangereux de mettre en péril cette voie éprouvée et donc notre prospérité à cause d’une initiative inutile visant à limiter l’immigration.

PDC

Aucun autre partenaire n’a autant contribué à la prospérité de la Suisse que l’UE. Et l’UE profite également beaucoup de la Suisse. Nous voulons une relation avec l’UE qui ne soit ni au détriment de la Suisse ni de l’UE. Pour le PDC, il est clair que les accords bilatéraux ne sont pas négociables. La population suisse a déjà dit plusieurs fois «oui». Circuler librement en Europe, vendre nos biens et services dans l’UE sans inconvénients, échanger des connaissances: nous en profitons tous chaque jour. Le PDC a toujours prôné la voie bilatérale avec l’UE et a repoussé les attaques isolationnistes. Le PDC rejette donc aussi clairement l’initiative dite «Contre l’immigration de masse» de l’UDC. La fin de la libre circulation des personnes aurait de graves conséquences pour l’économie, la recherche et l’emploi en Suisse: tous les autres traités d’ouverture de marché ainsi que l’accord sur la recherche avec l’UE seraient abandonnés.

PLR

La voie bilatérale garantit un accès sur mesure au marché intérieur de l’UE sans qu’il soit nécessaire d’adhérer à l’UE. Elle a apporté des emplois, de la croissance et de la prospérité à la population suisse et permet à des centaines de milliers de personnes de vivre et de travailler dans l’UE/AELE. L’initiative contre la libre-circulation des isolationnistes conservateurs s’attaque directement à cette voie de prospérité. Il est important que la Suisse puisse continuer à l’avenir à compter sur des travailleurs hautement qualifiés venant de l’étranger. Mais en même temps, le PLR prend au sérieux les préoccupations de nombreux Suisses concernant l’immigration. C’est pourquoi nous voulons lutter de manière décisive contre les abus et les effets négatifs: Le tourisme social doit être combattu, le regroupement familial doit être limité en cas d’immigration en provenance de pays tiers et les lacunes en matière d’asile doivent être comblées.

Les Vert’libéraux

Nous voulons non seulement maintenir les accords bilatéraux, mais aussi les développer davantage. Les Vert’libéraux sont le seul parti qui a défendu un accord-cadre par conviction depuis le début.

Les Verts

La Suisse fait partie de l’Europe. En tant que parti européen, les Verts s’engagent en faveur de rapports de bon voisinage entre la Suisse et l’UE. La voie bilatérale profite à la fois aux citoyens de la Suisse et à ceux de l’UE. Nous voulons que la coopération soit renforcée, notamment dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la protection de l’environnement. Il est également clair que des rapports de bon voisinage demandent des règles du jeu fiables. Un accord-cadre avec l’UE est essentiel pour la poursuite du développement de la voie bilatérale. Cependant, l’ouverture à l’Europe par référendum n’est capable de remporter une majorité que si les mesures d’accompagnement sur la libre circulation des personnes ne sont pas affaiblies. Afin d’obtenir une meilleure protection contre le dumping salarial de la part de l’UE, la Suisse devrait enfin faire des progrès en matière d’assistance fiscale et de mesures contre le dumping fiscal.

UDC

La gestion et le contrôle de l’immigration revêtent une grande importance. Depuis l’introduction de la libre circulation des personnes, la Suisse a accueilli plus de 1,1 million d’immigrants. La pression sur les salaires et les emplois est tangible, surtout pour les plus de 50 ans. C’est pourquoi l’UDC veut limiter le droit à l’immigration libre avec son initiative de limitation. Il convient de maintenir de bonnes relations commerciales avec l’UE.

PS

Le grand acquis de la libre circulation des personnes, pouvoir travailler et s’installer partout en Europe, doit être préservé. L’intégration européenne est le fondement de la paix et de la prospérité en Europe et la Suisse en fait partie. Toutefois, il ne peut s’agir pour les entreprises de recruter le plus de personnel possible à l’étranger. Au lieu de cela, la pénurie de travailleurs qualifiés doit être résolue par un investissement massif dans l’éducation. Le pool de travailleurs qualifiés sera également élargi lorsque la compatibilité entre la famille et la carrière augmentera et que les femmes et les hommes recevront enfin un salaire égal. L’intégration sur le marché du travail doit être renforcée par des mesures supplémentaires pour l’éducation des migrants qui rattrapent leur retard dans leurs études et par une protection supplémentaire pour les plus de 50 ans. Tout cela contrecarre la tendance de l’économie à rechercher uniquement des travailleurs à l’étranger.

L’étalement urbain modifie le paysage de la Suisse. Est-ce que la protection des paysages doit être renforcée, par exemple par des règles plus strictes concernant la construction en dehors des zones de construction existantes?

PBD

NON
L’étalement urbain est déjà combattu: en 2013, le peuple a approuvé la loi révisée sur l’aménagement du territoire. Cette mesure est désormais mise en œuvre par les cantons et les communes.

PDC

NON
Il est juste de mieux utiliser la zone de peuplement existante et de définir les zones de construction avec modération. La loi sur l’aménagement du territoire lutte efficacement contre l’étalement urbain et oriente le développement de l’habitat vers l’intérieur.

PLR

OUI
L’expansion constante des exceptions pour la construction en dehors des zones de construction doit s’arrêter.

Les Vert’libéraux

OUI
Les Vert’libéraux défendent une telle réforme.

Les Verts

OUI
Des terres cultivées précieuses et des habitats quasi-naturels pour la biodiversité sont perdus à cause des activités de construction en dehors des zones de construction.

UDC

NON
Des règles plus strictes ont été clairement rejetées par l’électorat au début de l’année lorsqu’il a voté contre l’initiative d’étalement urbain. Pour une meilleure protection des paysages, l’immigration excessive doit être freinée.

PS

OUI
Le parc immobilier en dehors des zones à bâtir ne peut pas augmenter davantage. Les nouvelles constructions ne devraient être autorisées que si elles sont nécessaires à l’agriculture. Les possibilités de conversion doivent être limitées.

Des espèces animales autrefois disparues reviennent s’installer en Suisse, mais la présence de loups, de lynx et d’ours provoque des tensions. Faut-il assouplir les règles de protection de ces grands carnivores?

PBD

OUI
Si la population ne répond pas aux possibilités locales, la protection doit être assouplie au cas par cas.

PDC

Ni OUI ni NON
Le PDC soutient l’assouplissement de la protection pour les loups et les castors, mais rejette un assouplissement pour les lynx.

PLR

OUI
La majorité du PLR est favorable à une adaptation ciblée des dispositions de protection pour la régulation des populations de loups. Nous refusons un assouplissement général des dispositions de protection.

Les Vert’libéraux

NON.
Les Verts’libéraux feront activement campagne pour un référendum contre cette loi sur la chasse.

Les Verts

NON
La Confédération devrait investir dans des mesures de prévention telles que la protection des troupeaux, qui permettent aux animaux sauvages et aux animaux d’élevage de mieux cohabiter.

UDC

OUI
La Suisse densément peuplée ne convient pas à certains grands prédateurs.

PS

NON
Le PS rejette un affaiblissement de la protection du lynx, du castor, du loup, etc. Nous n’acceptons pas que des animaux et des oiseaux sauvages puissent être décimés par mesure de précaution, sans avoir causé de dommages.

Comment garantir que les Suissesses et Suisses de l’étranger puissent exercer leurs droits politiques, en particulier le droit de vote et d’éligibilité?

PBD

Le vote électronique est nécessaire, surtout pour les Suissesses et Suisses de l’étranger. Toutefois, pour éviter que les résultats ne soient falsifiés, la sécurité du vote électronique doit être garantie

PDC

Dans une motion déposée par Filippo Lombardi, membre du Conseil des États, le PDC a déjà demandé que les cantons soient obligés d’offrir à tous les Suissesses et Suisses de l’étranger éligibles l’option du vote électronique (e-voting) dans le cadre d’une solution fédéraliste.

PLR

Le vote électronique est essentiel à l’exercice des droits politiques des Suissesses et Suisses de l’étranger. Les documents de vote arrivent souvent trop tard, et les canaux postaux ne sont pas fiables. Dans les cantons qui ont testé avec succès le vote électronique, la participation des Suisses de l’étranger était nettement plus élevée. Le PLR a toujours été favorable au vote électronique pour les Suisses de l’étranger. Nous prenons les préoccupations de sécurité au sérieux et poursuivons la voie pragmatique de la «sécurité avant la vitesse» en vue d’une introduction au niveau national. Nous regrettons vivement tout revers de la part des prestataires techniques qui touchent directement les Suisses de l’étranger pendant une année électorale.

Les Vert’libéraux

D’une part, il est important que le matériel de vote et d’élection soit envoyé à l’avance. D’autre part, les Vert’libéraux soutiennent les solutions de vote électronique pour les Suissesses et Suisses de l’étranger. Toutefois, nous rejetons une mise en œuvre générale du vote électronique à l’heure actuelle pour des raisons de sécurité.

Les Verts

La «Cinquième Suisse» a une population de trois quarts de million d’habitants. Ils sont d’importants ambassadeurs de la culture démocratique suisse et devraient pouvoir exercer activement leurs droits politiques. Parce que dans de nombreux pays, les documents sont délivrés trop tard ou ne sont pas délivrés du tout, beaucoup ne peuvent pas participer aux votes et aux élections. Ceci est inacceptable pour les Verts. Comme aucun système de vote électronique infalsifiable n’est actuellement disponible, la transmission électronique doit être examinée à titre provisoire. Il permet la livraison ponctuelle de documents via Internet.

UDC

Les Suissesses et Suisses de l’étranger peuvent exercer leurs droits politiques comme auparavant, à savoir principalement par le vote et l’élection par correspondance.

PS

Le PS demande depuis longtemps l’introduction rapide d’un système de vote électronique sécurisé, au moins pour les Suissesses et Suisses de l’étranger. Cela rend les revers d’autant plus regrettables. Comme il est peu probable que le vote électronique soit mis en œuvre dans tous les cantons dans un avenir proche, il convient d’examiner les optimisations du système actuel: envoi centralisé par la Chancellerie d’État ou le chef-lieu cantonal, comme c’est actuellement le cas dans le canton de Zurich par la ville de Zurich, au lieu de chaque commune; envoi des documents par voie électronique et possibilité de voter en personne ou par correspondance dans un consulat.

Les Suissesses et Suisses vivant à l’étranger ont peu de chances d’être élus au Parlement. Une circonscription séparée et distincte améliorerait considérablement les chances d’être élu. Faut-il accueillir une circonscription distincte?

PBD

NON
Nous considérons que les chances électorales des Suissesses et Suisses de l’étranger ne sont pas moins bonnes que celles des Suisses vivant actuellement en Suisse.

PDC

NON
Les Suissesses et Suisses de l’étranger sont légalement égaux à leurs compatriotes en termes de représentation au Conseil national. Les obstacles à l’exercice du droit de vote doivent être levés (promotion du vote électronique).

PLR

NON
Les «quotas» ou les circonscriptions pour des groupes individuels sont en contradiction avec la structure politique de la Suisse et les principes de sa démocratie.

Les Vert’libéraux

Ni OUI ni NON
Les Vert’libéraux n’ont pour l’instant pas de position sur la question.

Les Verts

OUI
La représentation politique de la «Cinquième Suisse» est nécessaire pour garantir la prise en compte de ses intérêts particuliers et de ses conditions de vie.

UDC

NON
Dans la structure fédérale de la Suisse, le rôle des cantons est d’une grande importance. Pour cette raison, ils devraient également être retenus comme circonscriptions lors des élections du Conseil national.

PS

OUI
Le PS défend cette proposition depuis longtemps. Les exemples de l’Italie, de la France, du Portugal et d’autres pays montrent que cela peut être facilement réalisé.

Les Suissesses et Suisses de l’étranger constituent un groupe d’électeurs en constante augmentation. Pourquoi les citoyens vivant à l’étranger devraient-ils voter pour votre parti?

PBD

Le PBD fait de la politique sans agitation et orientée vers des solutions pour tous les Suisses, où qu’ils se trouvent. Nous considérons la Suisse comme un pays ouvert sur le monde et qui doit entretenir les meilleures relations possibles avec les autres pays. Cela implique notamment une bonne entente avec l’UE, avec laquelle nous sommes liés non seulement par l’économie, mais aussi par la culture et des valeurs communes. Le PBD s’engage à faire en sorte que ce lien ne soit pas détruit et que notre prospérité et la vôtre soient maintenues.

PDC

Le PDC promeut la cohésion de la Suisse, dont la «Cinquième Suisse» fait partie. Depuis des années, le PDC a toujours défendu les préoccupations des Suissesses et Suisses de l’étranger. Par exemple, la création d’une loi sur les Suisses de l’étranger est le résultat d’une initiative parlementaire du PDC. Nous défendons l’accès aux moyens de paiement, en particulier les comptes bancaires suisses et les cartes de crédit des banques suisses. Le PDC fait également campagne pour l’introduction du vote électronique, qui permettrait aux Suisses de l’étranger de participer beaucoup plus facilement aux votes et aux élections. La sécurité du système a la priorité absolue. Le PDC lutte également contre la discrimination dans le recrutement des citoyens suisses ayant une double nationalité et vivant à l’étranger. Nous soutenons l’aide financière de la Confédération pour la création d’autres écoles suisses à l’étranger.

PLR

Le PLR s’engage de manière cohérente et constructive en faveur d’une Suisse ouverte et en réseau. Un demi-million de ressortissants suisses vivent aujourd’hui dans les États de l’UE/AELE. Les accords bilatéraux et en particulier l’accord sur la libre circulation des personnes constituent donc la base juridique des biographies de ces personnes. Nous nous opposons résolument aux mouvements isolationnistes de la gauche et de la droite. Pour le PLR, la préservation et le développement de la voie bilatérale sont essentiels.

Les Vert’libéraux

Les Vert’libéraux défendent une Suisse ouverte et en réseau. Par exemple, nous soutenons activement le développement d’accords bilatéraux avec l’UE par le biais d’un accord-cadre. En outre, nous défendons le libre-échange et une politique étrangère active en faveur de la promotion de la paix, de la démocratie, de l’État de droit, de la protection de l’environnement et des droits humains.

Les Verts

Dans plus de 100 pays, les Verts travaillent ensemble pour préserver les moyens de subsistance mondiaux, le commerce équitable, les droits fondamentaux universels et un climat de respect et d’ouverture. Nous faisons progresser la protection du climat dans le monde entier et voulons préserver la biodiversité et la souveraineté alimentaire grâce à une agriculture durable. Les Verts représentent des ponts plutôt que des murs: nous nous engageons pour une société en paix et sans discrimination ni exclusion.

UDC

De nombreux Suissesses et Suisses de l’étranger votent déjà pour l’UDC. Ils ont une vision claire d’une Suisse libre et intacte et connaissent la comparaison directe avec les défis d’autres pays. L’UDC prend soin de la Suisse et défend ses coutumes, sa culture et les valeurs qui y sont associées.

PS

Le PS prône une Suisse ouverte, solidaire et écologique, entretenant de bonnes relations fiables avec l’UE. C’est pourquoi nous demandons depuis longtemps un accord institutionnel qui respecte la protection des salaires. La Suisse s’engage en faveur de la libre circulation des personnes, des bonnes conditions de travail et de l’éducation pour tous. Il reste beaucoup à faire pour obtenir l’égalité entre les hommes et les femmes. La Suisse doit également multiplier ses efforts pour lutter contre le réchauffement climatique et atteindre les objectifs de l’accord de Paris sur le climat.

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