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  • Courrier des lecteurs

Lettres à la rédaction

07.05.2015

Restez justes et neutres, s’il vous plaît!

Chers éditeurs, pourquoi ai-je le sentiment que la Revue Suisse propose à ses lecteurs des «reportages» orientés plutôt à gauche, alors qu’elle devrait nous informer, nous les Suisses de l’étranger, de manière juste et neutre sur les affaires de politique intérieure en Suisse? Il n’y a pas une édition de la «Revue Suisse» dans laquelle l’idéologie conservatrice ne soit remise en question. Avec la prédominance du socialisme dans la plupart des pays entourant la Suisse, se pourrait-il que le pays soit un bel exemple de prospérité stable et durable parce que le Suisse moyen est plutôt à droite qu’à gauche? Je vous prie de bien vouloir faire preuve de justesse et de neutralité lorsque des opinions politiques suisses sont commentées dans la«Revue Suisse».

Hansjörg Frick, Canada

À qui pensent les responsables politiques?

Dans votre éditorial «Quid des préoccupations du peuple», vous touchez le problème du doigt. Je vois le paysage politique de la Suisse exactement de cette manière. Il y aurait tant de sujets importants à traiter. Mais, comme partout ailleurs dans le monde, les responsables politiques pensent d’abord à eux, ensuite à leur parti, puis aux grands groupes et à l’industrie et enfin peut-être, mais vraiment seulement peut-être, au petit citoyen qui accomplit son travail quotidien, nettoie les rues, ramasse les poubelles, conduit les gens au travail, etc. C’est la réalité du quotidien actuel. Mais les politiciens jouent avec le feu. Un jour, la femme de ménage, l’éboueur, le conducteur, l’ouvrier en auront peut-être assez. Que se passera-t-il alors?

 

Felix Roshardt, Gmunden, AUTRICHE

Continuez ainsi

Un grand merci pour le dernier numéro de la «Revue Suisse» qui est fort intéressant! Certainement pas toujours facile, vu les demandes et les sujets qui doivent être abordés, mais suis vraiment impressionné par ce dernier numéro. Alors, je vous souhaite de continuer ainsi.

Adrian K. H. Kessler, Penang, Malaisie

Les mêmes droits pour tous

Même à l’étranger, un Suisse et une Suissesse restent des citoyens suisses. C’est pourquoi les Suisses de l’étranger doivent être représentés au parlement. Je ne peux pas imaginer que 10% de la population suisse ne soit pas traitée avec les mêmes droits par la politique.

Mauro Mattioli, France

Je crois rêver

Madame, c’est en vous lisant que je crois rêver! Avez-vous pris la mesure des problèmes vécus par quiconque réside dans l’UE? Perte des libertés publiques par la soumission des États aux directives européennes, abandons de souveraineté et marasme économique. Je vis en France et ne m’étendrai pas sur les problèmes liés à l’émigration. Je constate seulement que voter n’y a plus beaucoup de sens. Le régime des partis dévoie tout ce qu’il tente d’organiser. Il est vrai que vous n’aimez pas beaucoup la démocratie directe. Elle est pourtant l’arme du peuple. Comme le peuple suisse pense mal, pour vous et vos amis de parti, il faut changer le peuple. C’est pour le moins incohérent, si vous continuez à vous dire démocrate.

Véronique D’Acorsi-Decaillet, France

Je souhaite une meilleure représentation

Je suis moi-même Suissesse de l’étranger et je travaille en Angleterre. Je n’adhère à aucun parti, je vote régulièrement et je m’informe constamment sur ce qui se passe en Suisse. Je crois même avoir une bien meilleure image de la Suisse que nombre de mes compatriotes qui y vivent. La Suisse n’est pas une île. Mais elle me paraît très isolée et manquer de perspectives alors qu’elle est pour ainsi dire le cœur de l’Europe. Je comprends bien que les Suisses de Thaïlande aient d’autres préoccupations que ceux d’Uruguay, d’Angleterre ou d’ailleurs. La politique européenne et la politique extraeuropéenne sont très différentes. Par exemple, à partir de 30 ans, les Suisses de l’étranger domiciliés en UE ne sont plus autorisés à payer l’AVS facultative et se retrouvent contraints d’avoir des lacunes de cotisation dans leur AVS. En dehors de l’UE, ils peuvent continuer à cotiser à l’AVS facultative. Cela se traduit par une forte diminution des rentes pour les Suisses de l’étranger en UE. C’est pourquoi il me semble absolument nécessaire que les Suisses de l’UE soient représentés au parlement. Aujourd’hui, il est tout à fait normal que des jeunes travaillent quelques années en UE. Je serais très heureuse que leurs intérêts et leurs droits, ainsi que les miens, soient mieux représentés au parlement.

Claudia Stauss, Angleterre

20% de la population sans droit de vote en Suisse

Quand il est question de démocratie en Suisse, le plus important, c’est que tous les habitants permanents en Suisse aient le droit de se prononcer sur ce qui se passe dans ce pays. Malheureusement, plus de 20% des résidents permanents en Suisse sont exclus de la participation politique parce que, quelle que soit la raison, ils ne détiennent pas de passeport. C’est un problème encore bien plus grave que celui de la représentation des Suisses de l’étranger au parlement. J’espère que nous, précisément en tant que Suisses de l’étranger, aspirons à mettre fin à cette violation des droits politiques des habitants (que certains d’entre nous connaissent sûrement aussi dans leur pays de résidence). Je crois qu’il serait encore plus important d’agir sur cette question.

Andreas Bürki, Berlin

Urgent

Il serait absolument nécessaire d’avoir une administration qui recueille les demandes des Suisses de l’étranger et les représente au parlement. Dans son discours du 1er Août en Thaïlande, le conseiller fédéral Alain Berset avait souligné l’importance des Suisses de l’étranger pour la Suisse et les services qu’ils rendent à la Suisse. Mais on peut aussi se demander ce que la Suisse fait pour les Suisses de l’étranger. Il est tout à fait nécessaire que leurs demandes soient prises en compte et représentées sérieusement au parlement.

Herbert Stäheli, Pattaya, Thaïlande

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