
Le puzzle de la Cinquième Suisse: 1/800 000


La Cinquième Suisse est un puzzle coloré, varié et plurilingue de plus de 800’000 pièces. Aujourd’hui, la pièce est posée par ...
... Úrsula Schläppi (60 ans), pédagogue spécialisée dans la petite enfance et le handicap. Elle vit en Colombie, entretient des liens étroits avec les deux cultures et exerce son activité à Carthagène des Indes.

C’est l’endroit où se trouvent ma famille et mes amis, celui où je suis née et où j’ai grandi. Ce lieu avec ses paysages, ses couleurs, son histoire, ses saisons, sa nature, ses montagnes compte beaucoup pour moi. En Colombie aussi, ce sont les amis, la nature, la mer, les montagnes, l’extraordinaire biodiversité du pays, ainsi que la variété de paysages, dont certains uniques au monde.
J’en suis convaincue et je me sens très privilégiée. Avoir plusieurs patries ne signifie pas qu’elles doivent se ressembler ni être en concurrence. Aimer un lieu ne veut pas dire cesser d’en aimer un autre.
Cela se remarque toujours: l’apparence, l’accent, entre autres. Je ne cesserai jamais d’être suisse, ni dans le regard des personnes de mon autre patrie, ni dans le mien.
Je suis reconnaissante d’avoir deux patries. On me demande parfois si je sais encore où je me sens «chez moi». Ma réponse est toujours la même, j’ai deux endroits où je me sens chez moi. C’est une situation enrichissante qui «ouvre l’horizon». Découvrir un pays à la culture différente oblige à réfléchir, à apprendre, parfois à remettre en question ses propres idées sur de nombreux sujets. C’est réapprendre une langue, une culture et une histoire différentes de celles du pays d’origine.
Des quartz de la région du col du Grimsel (BE/VS), des tableaux représentant le Wellhorn, le Wetterhorn et les Engelhörner (BE), ainsi que des livres d’auteurs suisses. Et, dans le réfrigérateur, du chocolat suisse.
Très fort. Je me rends une ou deux fois par an en Suisse. Il est important pour moi de garder le contact avec ma famille et mes amis.
Oui, et j’ai même davantage de contacts au-delà du Röstigraben qu’à l’époque où je vivais en Suisse.
J’aime ces rencontres, parce que nous partageons le même arrière-plan culturel. Ce n’est même pas une question de langue, car avec beaucoup d’entre eux je parle la langue du pays où nous vivons.

Non, car le matériel de vote arrive chez moi deux semaines après la date du scrutin. J’espère qu’un système de vote numérique sera bientôt disponible.
Oui: pouvoir voter prochainement.
Je lis différents journaux.
Oui, je me rends une ou deux fois par an en Suisse pour le travail.
Oui. La Suisse est perçue comme un pays idéal, très beau, bien organisé, propre et riche. Cependant, beaucoup de personnes la confondent avec la Suède.
… une figure symbolique de la défense de la liberté et de l’indépendance.
… avoir eu beaucoup de chance quant à l’endroit où nous sommes nés.
… j’aimerais passer plus de temps en Suisse.
… je vois des glaciers, des montagnes, des lacs.
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