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Les revendications claires de la «Cinquième Suisse»

18.09.2019 – Marc Lettau

Le «Parlement de la Cinquième Suisse» demande au Conseil fédéral de prendre les rênes dans le dossier du vote électronique. Il souligne également l’importance de l’accord-cadre pour les 458 000 Suisses vivant dans l’UE.

La «Cinquième Suisse» ne pourra pas voter par voie électronique pour les élections fédérales de cet automne. Le Conseil des suisses de l’étranger (CSE) y voit un sérieux revers. Réuni à l’occasion du Congrès des Suisses de l’étranger à Montreux, il a demandé au Conseil fédéral de prendre les rênes dans le dossier de l’e-voting.

Dans une résolution, le CSE appelle concrètement le Conseil fédéral à veiller à la mise en place d’un système de vote électronique digne de confiance et finançable. Celui-ci devrait être à la disposition de tous les électeurs de la «Cinquième Suisse» au plus tard pour les élections fédérales de 2023. Présent à Montreux, le ministre des affaires étrangères Ignazio Cassis s’est limité à promettre ce qui avait déjà été annoncé à Berne en juin: la conception d’ici fin 2020 de la restructuration de la phase d’essai du vote électronique.

Ce revers entrave également les réformes du CSE: son objectif d’introduire l’élection directe de ses membres n’est pas réalisable sans canal électronique. La réforme a donc été reportée. Président du CSE, Remo Gysin le regrette: «Nous retardons quelque chose que nous aimerions avoir déjà réglé.»

L’accord-cadre sous tension

Le vote électronique n’est pas le seul thème à agiter le CSE. La nervosité règne également sur le front de l’accord-cadre entre la Suisse et l’Union européenne (UE). Le CSE juge l’évolution des relations entre Berne et Bruxelles «préoccupante». Il demande que le Conseil fédéral tienne compte des intérêts des 458 000 Suisses vivant dans l’UE lors des prochaines clarifications sur cet accord. La position du CSE sur ce sujet reste la même: il est en faveur de la libre-circulation des personnes et de sa régulation.

Le manifeste électoral approuvé par le CSE contient encore d’autres revendications politiques. Outre le point central, qui est de faciliter l’exercice des droits politiques des Suissesses et Suisses de l’étranger au lieu de le compliquer, ce texte rappelle également la discrimination dont sont victimes les Suisses établis à l’étranger de la part des banques suisses. À Montreux, les partis ont également tenté de séduire les votants de la «Cinquième Suisse». Leurs résultats pendant la législature en cours ont pourtant été âprement discutés: d’après une analyse de Swissinfo, c’est le PS qui a le mieux soutenu leurs revendications, l’UDC étant leur moins bon serviteur.

Le congrès avait pour thème la question: «Quel monde pour demain?». Remo Gysin a introduit les nombreuses interventions d’experts sur ce sujet par le constat suivant: «Le monde connaît des dates de péremption, des points de non-retour.» Sa conclusion? «Nous sommes tenus d’agir sans tergiverser.»

Élections 2019 | Candidats de la «Cinquième Suisse»
 

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Commentaires :

  • user
    Markus Immer, Philippinen, Cebu 19.09.2019 à 14:53
    E-Voting? Der Bund kriegt ja kein einziges IT-Projekt erfolgreich zu Ende! Viele meiner CH-Freunde erhalten ihre Abstimmungsunterlagen meistens erst nach dem Abstimmungsdatum. Ich lasse diese mittlerweile nicht mehr zustellen. Es gäbe auch dezentralisierte Möglichkeiten, z.B. wenn unsere Konsulate oder Botschaften Stimmabgaben einsammeln würden (die Wege wären dann kürzer), verarbeiten (aber nicht durch nicht-CH-Personal) und konzentriert in die CH weiterleiten würden. Ich frage mich oft, was diese Leute an unseren Vertretungen eigentlich machen. "Auslandschweizer" - das Wort ist bei unseren Parteien und den Regierungen (Bund und Kantone) immer noch ein Reizwort. Man spürt die Ablehnung sehr gut! Betreffend Rahmenvertrag - der Bund versucht zu suggerieren, dass Auslandschweeizer FÜR diesen unsäglichen Vertrag sind, das kann nicht stimmen, das Stimmverhalten von Auslandschweizern ist in etwa gleich ausgeglichen wie im Mutterland. Es stimmt, die SVP hat offensichtlich kein Interesse an Auslandschweizern. Hab's selber versucht und habe lediglich eine unbrauchbare und lapidare Antwort erhalten. Heute bin ich an keiner dieser etablierten Parteien mehr interssiert. Die spielen ein hintertriebenes Spiel mit den Wählern und haben sich längst gegenseitig arrangiert! Fake-Demokratie - JA absolut! Man sieht dies am Test dieses Rahmenabkommens, das keines ist, sondern ein Unterwerfungsvertrag, der nie mehr gekündigt werden kann! Und so etwas will der BR seinen Chefs (Bürgern) vorlegen?! Keiner von diesen Leuten ist auch nur in geringem Masse vertrauenswürdig. Die Bürger? Die Jungen desinteressiert, etwas verdummt, die Älteren vollgefressen, bequem, machen nur die Faust im Sack. Die Arbeitenden sind bestenfalls am Urlaub interessiert, der Steuerrechnung, der Hypothek und der Krankenkasse - das muss ja bezahlt werden - am liebsten nicht selber! Oder?!
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      Honorata Züger, Markowice, Polen 21.09.2019 à 21:30
      Hallo Herr Immer,
      ich bin mit Ihnen voll einverstanden. Ich kandidiere als Parteilose im Kanton Schwyz für den Ständerat, bin Auslandschweizerin in Polen. Ich will auch unsere Rechte in Bern vertreten.
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    Gigi Geiger, Thailand 19.09.2019 à 09:12
    Mit gutem Willen und etwas mehr Druck, hätte das E-Voting schon längst eingeführt werden können. Ansonsten müsste man auch das E-Banking in Frage stellen. Wenn schon kein E-Voting für die Auslandschweizer, dann wenigsten dafür besorgt sein, dass die Stimmunterlagen rechtzeitig zugestellt werden und nicht erst Wochen später (allenfalls per Einschreiben versenden)! Auch wir Auslandschweizer haben das Recht, auf Bundesebene abzustimmen. Wir sind keine Schweizer Bürger 2. Klasse!!!
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    Jean Pierre Hayoz, Marseille, France 19.09.2019 à 03:43
    Il est en effet scandaleux que les suisses de l'étranger, ayant régulièrement, un compte Bancaire en Suisse, soient surtaxés par leur Banque,avec des frais mensuels de l'ordre de 20 CHF.
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    Gigi Geiger, Thailand 19.09.2019 à 03:37
    Offensichtlich sind wir Auslandschweizer für den Bundesrat und das Parlament nicht mehr von Bedeutung. Überall werden uns Steine in den Weg gelegt. Das beginnt schon beim Eröffnen eines Bankkontos und der elektronischen Stimmabgabe. Dabei haben viele von uns bis zur Pensionierung in der Schweiz gearbeitet (während mehr als 40 Jahren) und so auch zum heutigen Wohlstand der Schweiz beigetragen. Einer der Gründe, warum viele Schweizer nach der Pensionierung auswandern liegt darin, dass die AHV einfach nicht ausreicht, um ein einigermassen würdiges Leben zu führen. Die Maximalrente von derzeit Fr. 2370.--, welche nur von den Wenigsten der Pensionäre erreicht werden kann, reicht hinten und vorne nicht aus (Umwandlungssatz der Pensionskassen lässt ebenfalls grüssen)!
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    Verena Kaplan, USA 18.09.2019 à 20:38
    Warum wollen Sie einen Kommentar, wenn Sie keine Kritik vertragen können?
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