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  • Politique

Élection harmonieuse du Conseil fédéral

29.01.2016 – Jürg Müller

Avec Guy Parmelin, l’Union démocratique du centre a obtenu sans problème le deuxième siège qu’elle briguait au Conseil fédéral. Si cette élection est signe de stabilité, augure-t-elle pour autant un apaisement du climat politique?

Centre de presse du Palais fédéral, 28 octobre 2015, fin d’après-midi: la conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf prend le micro et commence par une phrase qui n’intéresse personne: «Je tiens en premier lieu à vous parler de la deuxième étape de la Stratégie énergétique 2050 du Conseil fédéral.» C’est ce qui s’appelle créer le suspense car ce n’est que dans la deuxième partie de sa conférence de presse que la ministre des Finances a mis fin au doute qui planait sur ses intentions après les élections fédérales du 18 octobre en déclarant qu’elle ne se représenterait pas à l’élection pour le renouvellement intégral du Conseil fédéral. Après la défaite de son parti (Parti bourgeois-démocratique) aux élections du Conseil national le 18 octobre dernier, la conseillère fédérale a renoncé à se porter candidate.

Salle du Conseil national, 9 décembre 2015 au matin, élection pour le renouvellement intégral du Conseil fédéral: après la réélection sans encombre des six conseillers fédéraux sortants, le conseiller fédéral succédant à Eveline Widmer-Schlumpf doit être élu. À midi, la présidente du Conseil national, Christa Markwalder, annonce l’élection de Guy Parmelin avec 138 voix. Avec l’entrée au Conseil fédéral du conseiller national UDC vaudois, l’UDC atteint l’objectif qu’elle visait depuis huit ans. Selon la nouvelle formule magique, l’UDC détient 2 sièges , le PLR 2, le PS 2 et le PDC 1. Entre 2004 et 2007, avec Samuel Schmid et Christoph Blocher, l’UDC comptait deux représentants au Conseil fédéral. Mais après l’éviction de Christoph Blocher et l’exclusion de la conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf de l’UDC, plus aucun membre de ce parti ne siégeait au gouvernement. Eveline Widmer-Schlumpf et Samuel Schmid avaient alors adhéré au PBD, créé en signe de protestation. Après le départ de Samuel Schmid en 2008, le Parlement élit au gouvernement le président de l’UDC, Ueli Maurer, unique conseiller fédéral UDC jusqu’à fin 2015.

Habile coup de force de l’UDC

Après la victoire de l’UDC aux élections fédérales du 18 octobre 2015, il était difficile de refuser un second siège au Conseil fédéral au parti le plus fort du pays. La gauche a caressé un temps l’idée de proposer une candidature au centre, voire un candidat sauvage issu des rangs de l’UDC. Mais ce genre d’expérimentations n’a tenté que peu de monde. D’une part parce que le centre a obtenu un score médiocre aux élections, d’autre part parce que l’UDC a réussi un habile coup de force en imposant une clause d’exclusion âprement critiquée par tous les autres partis et qui visait à renvoyer automatiquement tout candidat non officiel au Conseil fédéral. Par ailleurs, l’UDC a proposé trois candidats issus de toutes les régions du pays: les conseillers nationaux Thomas Aeschi (Zoug) et Guy Parmelin (Vaud) ainsi que le président du Conseil d’État du Tessin, Norman Gobbi, membre de la Lega dei Ticinesi qui avait rejoint l’UDC dans la perspective des élections. Guy Parmelin s’est imposé dès le troisième tour. Malgré les spéculations les plus audacieuses avant l’élection, aucun candidat sauvage n’a perturbé l’élection.

En attribuant un second siège à l’UDC, le Parlement a misé sur la stabilité. Le Conseil fédéral a certes très bien fonctionné avec Eveline Widmer-Schlumpf, membre d’un petit parti. Mais le système de concordance s’est néanmoins retrouvé en situation critique. L’UDC en a profité pour justifier régulièrement la radicalité de sa rhétorique et de ses initiatives populaires par sa sous-représentation au Conseil fédéral. Il reste à savoir si cette élection du Conseil fédéral qui s’est pour ainsi dire déroulée en toute harmonie entraînera un apaisement du climat politique. La plupart des observateurs politiques en doutent.

Jürg Müller est rédacteur à la «Revue Suisse»

De la viticulture au Conseil fédéral

Guy Parmelin (1959, marié) vit à Bursins (VD) au bord du lac Léman. Il est agriculteur et viticulteur et a été élu au Conseil national en 2003. Il a été membre du Conseil général de Bursins, député au Grand Conseil vaudois et président du parti cantonal de l’UDC-Vaud de 2000 à 2004. Au Conseil national, il ne faisait pas partie de ceux qui donnent le ton mais on dit de lui qu’il est intelligent, tacticien habile et discret, respectueux de ses collègues, sociable et accessible. Avec Guy Parmelin, Didier Burkhalter et Alain Berset, trois Suisses romands siègent à présent au Conseil fédéral.

Image  Grâce au Vaudois Guy Parmelin, l’UDC a pour la première fois depuis 2007 à nouveau deux représentants au Conseil fédéral.

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  • user
    Erwin Balli-Ramos 09.02.2016 à 00:19
    Sehr geehrter Herr Oppliger-Zorro

    E B E N, GENAU das ist doch das Niveau SVP.
    Wo die sachliche, vernünftige Argumentation mangels wissenschaftlicher Beweisführung, oder aus was für Gründen auch immer, nicht mehr möglich ist, kommt das bekannte rechtspopu-
    listische Getöse und Wehgeschrei. Auch als Rohrkrepierer bekannt
    Mehr noch, wer so wie Sie argumentiert, muss doch, wenigstens im Hinterkopf, wissen dass, immer derjenige falsch liegt, der ein solches Gebaren an den Tag legt wie Sie es tun. Ego te absolvo.
    Einmal SVP, IMMER mit dem Vorschlaghammer, denn anders könnt Ihr gar nicht argumentieren
    Jedoch, lassen wir es doch gut sein. Vor vierzig Jahren war ich stolz Schweizer zu sein. Heute schäme ich mich. Wollen Sie mich fragen wieso?????????????????????

    EBEN wegen der SVP. Ich hüte mich, Ihren "Verein" als das zu be-
    zeichnen, was er für einen toleranten, weltoffenen Mann dar-
    stellt. Denn es hat etwas mit Verarschung zu tun. Leider bleibt mir nur diese, etwas vulgäre, jedoch verdiente Bezeichnung.

    Heute bin ich auch Colombiano, Caribeño und lebe diese Lebensart
    auch bewusst aus.
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    • user
      Erwin Balli-Ramos 09.02.2016 à 19:49
      Sehr geehrter Herr Oppliger-Zorro
      Gesternabend war es für eine weitergehende Beantwortung Ihres Kommentars zu spät geworden.
      Gerne hoffe ich, dass Sie und Ihre Brüder im Glauben Manns genug sind um meine Sicht der Dinge zur Kenntnis zu nehmen.
      Zu meiner Person, ich bin weder links noch grün und schon gar nicht, rechts. Mein Hauptfehler besteht darin, dass ich mir, ohne sorgfältiges Überprüfen der Basisinformationen keine Meinung bilden kann und will. Dazu brauche ich weder den Blick, noch einen Politiker, gleich welcher Couleur.

      Im gesegneten "Rechtstaat Schweiz" muss das Bundesgericht mehrmals im Jahr eigens gefällte Urteile kassieren, weil diese nicht den internationalen Standards entsprechen.
      Das letzte vor ça vier Monaten.
      Der gleiche Rechtstaat lässt es zu, dass eineschweizer Firma, mit Sitz in Zug/CH in Sambia/Afrika eine Produktion der verbrann
      ten Erde betreibt. Die Umgebung der Schrottfabrik ist mit Schwe-
      felsäuredämpfen so belastet, dass die erwachsenen Einheimischen aus den Augen bluten und deren Kinder mit verätzten Lungen sterben.
      In der Affäre FIFA, die ja schon vor Jahren zu greifen war, wird die schweizerische Justiz vom Amerikaner vor sich her getrieben.
      Vor drei/vier Jahren wurde im Justizdepartament Zürich/CH der
      Rechtstaat mit den Füssen getreten. Und wer war an diesen Vorkommnissen beteiligt?????????????? Wer wohl?????????????
      Ach ja, wer könnte es denn anders sein
      SVP-Staatsanwalt in Sachen SVP Mórgeli
      Na dann zum Wohl!!
      In den letzten vierzig Jahren habe ich hunderten von SVP-Anhän-
      gern mit wissenschaftlichen Zahlen, Daten und Fakten bewiesen, dass es nichts Unvernünftigeres gibt, als eine Zuwanderungsbe-
      renzung. Dass eine solche, wie in Japan bewiesen, auf uns und unsere Nachkommen zurückschlägt. Denn Aktion ist immer gleich
      Reaktion.
      Ich habe an Wände geredet, weil der SVP-Anhänger geistig(intel-
      lektuell) nicht mehr erreichbar ist.
      Da ich bösartig, gemein bin, habe ich mich gefragt, gibt es noch mehr von dieser Sorte?
      Jawohl es gibt welche. All die Braunen, die seit ça 100 Jahren ihr Unwesen treiben.
      Ich werde mich ja hüten, den SVP-Anhänger in diese Ecke zu stel-
      len. Konstatiere aber, dass alle drei den gleichen Denkfehler haben. Wage mir aber nicht vorzustellen, was passieren würde, wenn die unteren Ränge der SVP-Anhänger uniformiert würden. Es müsste ja nicht braun sein, denn das hatten wir schon.
      Wie homerisch grunzend hat am 10.02.2014 die SVP-Gemeinde aufgestöhnt, als der SVP-Guru aus Meilen, der zum Teufel gejagte Bundesrat Blocher vor laufender Kamera drohte die Nord-
      Südachse zu sperren, wenn die, ach so böse EU nicht auf den Zu-
      wanderungsunsinn eintreten würde.
      ER hat es IHNEN wieder einmal gesagt.
      HAT ER NICHT
      Er hat Euch wieder einmal angelogen, denn der Jurist Blocher muss wissen, dass diese Achse vertraglich mit den europäischen Staaten gesichert ist.
      Der Oberst Blocher muss wissen, dass ein solches Unterfangen logistisch kaum zu bewerkstelligen ist.
      Er hat Euch aber auch in bezug auf die EU-Notfallgesetzgebung schamlos angelogen.
      SVP-Anhänger MERKE DIR derjenige, der lügt ist NIE der strohdumme Idiot im Umzug, sondern.
      Die diesbezügliche Antwort überlasse ich liebend gerne Ihnen und hoffe, dass diese Ihrem Ego nicht schaden wird.
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  • user
    Erwin Balli-Ramos 05.02.2016 à 18:48
    Meine sehr geehrten Damen und Herren

    Da wird keine Ruhe einkehren, im Gegenteil, denn
    Die SVP hat keinen einzigen Programmpunkt, der einer seriösen wissenschaftlichen Untersuchung standhalten würde.
    Diese Partei kann doch nur mit demagogischem, rechtspopulistischem
    Getöse, das sich in der Regel als Rohrkrepierer entpuppt, ihren Besitzstand zu erhalten versuchen.
    Aber, solange der Schweizer mit ausgeschaltetem Verstand dahindöst
    wird es auch im Sinne der SVP weitergehen.
    Quo vadis confoederatio helveticae???????????
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    • user
      Adrian Meyer 07.02.2016 à 10:10
      Es waren schon immer Ausländer, die die Schweiz von je her stark prägten. Sowohl im Agrar.- im Industrie.- und im Dienstleistungssektor. Dieser Rechtsruck ist der Beweis, dass viele Eidgenossen ihre Wurzeln vergessen haben. Es ist eine Schande für die Schweiz!
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