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Exit n'exclut pas la Cinquième Suisse

27 janvier 2021

L'organisation d'aide au suicide Exit s'abstient d'une démarche controversée : les membres suisses résidant à l'étranger ne seront pas exclus. Ils peuvent continuer à utiliser les services d'Exit.

La plus grande et la plus connue des organisations suisses d'euthanasie, Exit, a annoncé à l'été 2020 qu'elle allait durcir les critères d'adhésion : à l'avenir, seuls les habitants de la Suisse pourraient devenir membres d'Exit. Et une adhésion déjà existante expirerait en cas de déménagement à l'étranger.

Ce projet de modification des statuts de sortie a suscité une opposition farouche. En particulier, les citoyens suisses vivant à l'étranger se sont plaints d'être exclus de la pratique libérale de l'euthanasie en Suisse.

Il est désormais certain qu'Exit renonce au changement susmentionné. Marion Schafroth, présidente de l'association, a déclaré : "Ceux qui déplacent leur résidence à l'étranger ne seront pas exclus de notre association à l'avenir."

L'association avait envisagé cette mesure, désormais rejetée, en raison "d'obstacles bureaucratiques" : certains des membres étrangers vivent dans des pays où l'euthanasie est traitée de manière très stricte, voire interdite par la loi. En outre, selon Exit, les membres gravement malades doivent être transportés en Suisse, car c'est le seul endroit où le suicide assisté peut être légalement pratiqué.

Fondée en 1982, l'association Exit compte aujourd'hui environ 130 000 membres, dont près de 3 000 vivent à l'étranger. Exit se concentre principalement sur le suicide assisté. Chaque année, environ 900 personnes malades sont accompagnées jusqu'à leur mort par l'organisation. Moins d'un pour cent d'entre eux viennent de l'étranger à cette fin. (MUL)

www.exit.ch

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