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  • Courrier des lecteurs

Lettres à la rédaction

22.05.2019

Le droit de vote des Suisses de l’étranger remis en question

Je vote toujours, cela me donne un sentiment d’appartenance. Depuis le référendum sur le Brexit en particulier, je suis heureuse de ne pas être une citoyenne de «nulle part». Bien sûr, il est vrai que ceux qui ne jouent pas n’ont pas leur mot à dire, mais je ne me considère pas comme quelqu’un qui ne joue pas. Ma vie – depuis 30 ans à l’étranger – a élargi mon horizon. C’est un atout, en particulier à une époque où le nombrilisme nationaliste et xénophobe s’accentue partout dans le monde. Et si les «Britanniques de l’étranger» avaient pu voter, peut-être que le spectacle d’horreur que nous connaissons aujourd’hui aurait été épargné aux Britanniques restés au pays...

Daniela van der Heijden, Forest Row, Grande-Bretagne

Nous vivons depuis bientôt 25 ans au Canada. Pendant toutes ces années, nous n’avons jamais exercé notre droit de vote en Suisse. Si nous autres, Suisses de l’étranger, n’avions plus le droit de vote, je n’aurais rien contre. Pourquoi devrais-je dire aux Suisses de l’intérieur ce qu’ils doivent faire et comment?

Daniel Schwizer et sa Famille, Didsbury, Alberta, Canada

Je trouve que c’est une bonne chose de pouvoir voter en tant que Suisse de l’étranger. Comme je suis à la retraite, j’ai beaucoup de temps pour observer de loin l’actualité en Suisse. Les choses ne sont certainement pas différentes pour beaucoup d’autres personnes. De plus, les retraités sont intéressés par les votations comme celles des réformes scolaires: finalement, c’est de nos petits-enfants qu’il s’agit. Les aînés peuvent ainsi faire appel à leur expérience de vie.

Markus Küng, Santiago de los Caballeros, République Dominicaine

Les double-nationaux suisses ne devraient pas avoir le droit de vote en Suisse s’ils vivent et votent dans un autre pays où ils sont naturalisés. Je suis en Australie depuis 1970 où je suis résidente permanente et je ne pense donc pas avoir le droit de dire aux Suisses comment vivre leur vie.

Therese Saladin-Davies, Emu Plains, Australie

De mon point de vue, il existe vraiment des votations qui me concernent en tant que Suisse de l’étranger et je me sentirais comme un citoyen de seconde zone si je ne pouvais plus voter. Dans un pays comme la Suisse qui accorde une telle importance à la démocratie, il faut justement éviter de mettre en place deux classes de citoyens. Personnellement, j’ai toujours décidé de ne pas voter pour des thèmes qui ne me concernaient pas directement, même quand je vivais encore en Suisse. Mais cette décision devrait revenir aux citoyennes et citoyens eux-mêmes.

Patrik Müller, Allemagne

Suisse par mariage et Française d’origine, j’ai vécu 28 ans en Suisse et ce, sans aller voter en France dont la frontière était à quelques kilomètres. Depuis 23 ans, mon mari et moi-même vivons en France sans voter en Suisse, mais dès lors je vote en France. Tout ceci pour dire que nous trouvons inadmissible de s’insérer dans la politique de la patrie où nous ne vivons pas, seules devraient être autorisées à voter les personnes résidant dans le pays et cela devrait être défini par une loi, de ce fait, je trouverais normal que ce sujet soit soumis à votation.

Ginette Membrez, Dordogne, France

Depuis mon départ à la retraite, je vis aux Philippines. J’aimerais voter mais les documents arrivent régulièrement après la votation. J’ai demandé à ne plus les recevoir jusqu’à ce qu’on puisse enfin proposer une solution électronique. Je n’ai de facto pas de droit de vote ni d’éligibilité pour l’instant.

Peter Schmutz, Dumaguete, Philippines

Les lecteurs ont répondu très nombreux avec des avis parfois controversés à la question de savoir si le droit de vote des Suisses de l’étranger était justifié sous sa forme actuelle. Vous trouverez d’autres avis sur www.ogy.de/stimmrecht

Durcissement de la législation sur les armes

Si les changements suggérés permettent d’éviter ne serait-ce qu’un seul décès ces 20 prochaines années, cela vaut la peine que les détenteurs d’armes aient à surmonter quelques obstacles supplémentaires. Il semble qu’ils pourront tout de même garder leurs armes en fin de compte. Mettez-vous à la place des familles touchées par des meurtres qui auraient pu être évités et ne pensez pas que cela ne pourrait pas arriver en Suisse. Jusqu’à il y a deux mois, la Nouvelle-Zélande était dans le même cas de figure. Or, la récente tuerie de masse a changé la situation pour tout le monde ici. Personne ne vous empêchera d’utiliser vos armes semi-automatiques à des fins sportives ou de loisirs. Par contre, un acheteur illégal pourrait avoir de plus grandes difficultés à acquérir une arme. C’est un fait qu’on trouve de mauvais éléments partout, que ce soit en Suisse ou n’importe où dans le monde.

Jost Siegfried, Whakatane, Nouvelle-Zélande

L’horrible tragédie qui a secoué la Nouvelle-Zélande n’est pas dûe aux armes, mais au racisme. Si les armes n’étaient pas accessibles, l’extrémiste aurait mis le feu à la mosquée ou conduit un camion contre celle-ci. Les armes étaient juste un moyen de parvenir à ses fins. Des lois restrictives empêchent les bons citoyens d’exercer leur hobby et de vivre comme ils l’entendent.

Daniel Conus, Bethlehem, États-Unis

Les Suisses ne l’ont toujours pas compris: sans accord bilatéral avec l’UE, la Suisse aurait fermé boutique depuis longtemps. Il faut donc faire quelques compromis à cet égard. La question de la détention d’armes n’est qu’un petit problème qui ne concerne qu’une poignée de passionnés de tir. Pour moi, c’est clair: moins d’armes = moins de problèmes potentiels avec les armes.

Roland Schmied, France

Je trouve que le gouvernement suisse laisse l’UE intervenir de plus en plus dans le droit et les lois suisses. Aujourd’hui, il n’existe aucun autre pays où la détention d’armes est si contrôlée et où tout se passe bien de manière générale. Presque tous les hommes suisses ont une arme avec des munitions – militaires! – à la maison.

Ursula Rauen, Espagne

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(MUL)

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