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  • Éditorial

Editorial

07.05.2015

L’effervescence était palpable chez les analystes de la politique suisse le 12 avril. Les élections dans le canton de Zurich ont suscité l’agitation, de Romanshorn à Genève, car tout le monde voulait savoir si les résultats seraient annonciateurs de ceux des élections parlementaires d’octobre. Qu’en pensent les experts? Certains estiment que oui, d’autres que non et tous justifient leur opinion avec d’éloquentes explications. Pour faire bref, personne n’en a la moindre idée. Ce que l’on remarque, c’est que le PLR, qui avait joué par le passé un rôle de formation et de soutien de l’État, se ressaisit après un déclin de presque 20 ans. On peut s’en réjouir. En effet, dans les difficiles débats actuels sur les relations entre la Suisse et ses voisins européens, une forte voix de droite doit émerger et se démarquer de l’UDC en voyant dans l’UE non pas une ennemie mais des voisins proches et d’importants partenaires commerciaux au destin desquels la Suisse est étroitement liée. Entretenir l’image d’une Europe hostile et se complaire dans une attitude nationaliste est certainement néfaste à la Suisse.

À partir de la page 17, Jürg Müller nous relate l’avancement de la mise en œuvre de l’initiative contre l’immigration de masse et de la situation extrêmement difficile dans laquelle se trouve le Conseil fédéral. Pour résumer son analyse qui retranscrit naturellement une situation à un moment donné, on peut dire que le Conseil fédéral cherche la quadrature du cercle.

L’article «En profondeur» de ce numéro est consacré à l’intégration. Étroitement liée à l’immigration, l’intégration se retrouve donc au cœur des débats de cette année électorale. Mais qu’entend-on réellement par intégration? Comment s’intègre-t-on dans une société? Ou bien, n’est-ce pas plutôt la société qui intègre? Est-ce qu’on attend de tous les mêmes efforts d’intégration? Marc Lettau tente de répondre à ces questions dans un article sur ce sujet (page 8).

Revenons brièvement sur les élections zurichoises du 12 avril pour lesquelles à peine plus de 30% des électeurs se sont déplacés. Ce constat est déplorable car cela signifie que c’est une minorité qui décide. En vue des élections nationales, je m’adresse à vous, Suisses et Suissesses de l’étranger, pour vous rappeler que vous devez vous inscrire dans le registre électoral afin de pouvoir participer aux élections. Vous trouverez un formulaire d’inscription en page 25.

Barbara Engel, rédactrice en chef

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