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  • Éditorial

Ce qui nous attend

31.10.2015 – Barbara Engel

Il y a parfois de mauvaises surprises. Avec un peu plus d’attention, on aurait peut-être appréhendé les signes avant-coureurs et pu éviter le pire. Pour vous, chères lectrices et chers lecteurs, c’est bien ce qui pourrait se cacher derrière une phrase de la page 29 du présent numéro: «Vous souhaitez passer à la version électronique et ainsi continuer à recevoir six éditions?» On parle de la «Revue Suisse». Et voici la mauvaise surprise: le DFAE et les directrices de l’OSE prévoient de ne remettre à l’avenir que quatre des six éditions annuelles aux abonnés qui reçoivent la version papier. Seulement celles et ceux ayant opté pour la version électronique en recevront encore tous les numéros, ce qui signifie qu’à l’avenir, les abonnés à la version papier n’auront plus accès qu’à une partie des informations. Nous aimerions savoir ce que vous, chères lectrices et chers lecteurs, en pensez. Vous pouvez également le faire savoir directement aux responsables, aux adresses suivantes: juerg.burri@eda.admin.ch, mastantuoni@aso.ch ou rustichelli@aso.ch.

Les élections du 18 octobre n’ont pas véritablement réservé de grandes surprises: comme prévu, l’aile bourgeoise a fortement progressé au Conseil national. Au cours de la dernière législature, nous avons vu comment l’Union démocratique du centre (UDC) – désormais de loin le parti le plus fort – a exploité initiatives et référendums pour imposer sa politique, érigeant la volonté populaire au rang de norme absolue, avec pour levier l’Etat de droit. Ce dernier est pourtant indissociable de la démocratie, ce qui implique qu’aucun pouvoir public – ni le Parlement, ni le gouvernement, ni le peuple – ne peut à lui seul avoir le dernier mot. Qui gouverne doit aussi s’en tenir aux lois, car l’adaptation arbitraire de ces normes en fonction des situations mène à la dictature. Vous trouverez nos comptes rendus des élections aux pages 12 à 15.

Et en guise de conclusion, une information personnelle. Vous avez sous les yeux ma dernière édition de la «Revue Suisse» en tant que rédactrice en chef. Je prendrai ma retraite en février 2016 et transmettrai début novembre la direction de la rédaction à mon successeur, Marko Lehtinen. Les cinq années que j’ai passées à ce poste ont été très enrichissantes. Nous sommes parvenus, avec l’équipe rédactionnelle, à adapter la «Revue Suisse» aux exigences modernes de la communication. Et nombreuses ont été vos réactions, chères lectrices et chers lecteurs: suggestions, compliments, mais aussi parfois une certaine désapprobation. Je vous en remercie, car sans de telles réacitons une rédaction travaille dans le vide.

Barbara Engel, rédactrice en chef

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